Une couverture temporaire… à l’église
Des travaux acrobatiques pour couvrir, de manière temporaire, la toiture endommagée
Cette observation vient conforter l’aspect patrimonial du site… qui accueille temporairement une nouvelle couverture de sa toiture par une bâche durable.
En effet, durant l’été, des tuiles de l’église sont tombées sur la route, juste devant un usager de la RD 250. Prévenu, le maire a sollicité une entreprise pour faire un constat sur cette toiture, dont les tuiles ont la particularité de descendre en chaîne, étant liées les unes aux autres…

Avant intervention, un danger imminent !
Le diagnostic n’est pas bon : outre que ces tuiles ne se trouvent pas chez les professionnels (la rénovation date de 1974), de véritables ouvertures se font jour et la charpente risque d’être endommagée tout comme la voûte. L’architecte des bâtiments de France, prévenu, propose de monter un dossier auprès de la Direction Régionales des Affaires Culturelles (DRAC) pour bénéficier de crédits pour une mise hors d’eau… Celle-ci a accordé une aide de 1056 € pour des travaux d’urgence.
Par ailleurs, le maire a pris un arrêté limitant la circulation pour les véhicules de plus de 3 m de haut afin de ne pas emporter le matériel de sécurité posé en encorbellement au-dessus de la RD 250.
Le travail provisoire a été réalisé par l’entreprise Deffreix de Planzolles, qui a une activité spécialisée dans les monuments historiques. Un travail plus en profondeur devrait animer les futurs élus communaux quant à sa réfection complète et durable, dans les règles de l’art…

Un changement d’apparence… pour un certain temps
L’église St Théofrède et ses cloches !
Vous avez peut-être entendu le son des cloches dans la matinée du mercredi 12 novembre 2025 ! Il n’y avait aucun lien avec la commémoration du 11 novembre ou celle des 10 ans des attentats de Paris le 13 novembre : non, cela était à l’occasion d’une visite campanaire par un spécialiste de l’histoire des cloches, Vincent Duseigne (demeurant à proximité, à Lablachère).

Vincent Duseigne en train d’observer la cloche intermédiaire fondue par Jean-Baptiste Valeton de Berrias en 1771
Après diverses tentatives plus ou moins anciennes – celle de l’abbé Maurice André, curé de Planzolles et directeur en son temps de la “Revue du Vivarais”, ainsi que celle d’un groupe d’étude de plusieurs bénévoles plus récemment, Vincent Duseigne mène enfin une étude complète de près de 300 clochers d’Ardèche, terminant par son territoire de proximité. D’où cette visite mercredi matin…
Après avoir recensé toutes les informations gravées sur les cloches, il s’est ensuite adonné à un enregistrement du son de chacune d’entre elles. Parmi les premiers enseignements qu’il nous a livré, il a identifié la plus petite et la plus ancienne, datant de 1604, comme une cloche de tempête, “à qui on attribuait la vertu de chasser les orages par des sonneries vigoureuses.” Par contre, le fondeur auprès duquel la communauté villageoise a fait appel est un… parfait inconnu, même pour ce spécialiste, qui conclue à son propos : “on a une persistance du mystère, mais en ce qui concerne Faugères, c’est loin d’être le seul…”

Vincent Deseigne vérifie la “musicalité” des cloches
La cloche intermédiaire, sonnant “un “la” parfait bien qu’assez terne. Encore une cloche… d’épisode cévenol !” Après avoir dressé une comparaison entre plusieurs générations de fondeurs, Vincent Duseigne opte pour une fabrication signée Jean-Baptiste Valeton, de Berrias. La particularité de celle-ci réside dans sa composition : “une absence notoire d’étain et une patine globalement noire. Cet aspect est flagrant… Soit Valeton avait des difficultés à se fournir en étain, soit il fondait trop chaud et trop longtemps, provoquant une évaporation massive de l’étain dans le creuset.”
Quant à la grande cloche, datant de 1872, “elle sonne un Sol soyeux…. émanant de la fonderie des Gulliet à Lyon, pas forcément prolixe, mais en tout cas la garantie d’une grande qualité campanaire.”
Une visite de l’association des églises romanes
La municipalité accueille le bureau de l’association “Route des églises romanes du bassin de l’Ardèche”
En cette fin octobre 2024, la mairie de Faugères a accueilli une délégation de l’association « La route des églises romanes du bassin de l’Ardèche » (RERBA) pour une journée à la découverte de l’art roman. Au cours de la matinée, la municipalité était représentée par Jean Pascal, maire-adjoint et passeur d’histoire local, pour la visite du site du prieuré castral et l’explication de sa construction dans son environnement dans la période de l’an 1000.
En effet, ce site a plus de 1000 d’histoire. En 998, le vicomte du Gévaudan fait don de ses biens au monastère St Chaffre du Monastier dont la « villa appelée Faugères » conjointement avec la ville de Langogne. Cet ordre monastique règnera ici pendant près de 800 ans avant de laisser pleinement place au pouvoir civil issu de la Révolution française…
A la mi-journée, le maire Philippe Gontier a rejoint cette délégation pour un mot d’accueil. Après un casse-croûte pris sur place, ils ont poursuivi l’après-midi à la découverte de l’église de Beaumont, son histoire, son architecture et son iconographie.
La chronologie historique
En annexe, vous trouverez une chronologie historique depuis le Xe siècle de la commune de Faugères et des environs, relevant notamment au Moyen-Age du mandement de Faugères-Saint-Genest-de-Beauzon. Elle ne demande qu’à être complétée à l’aide de documents inédits, constituant des preuves du déroulement des événements au cours de l’histoire.
Plus de 1000 ans, cela commence à compter !!! ICI

